13 Mar First wave 2026
La programmation complète de l’édition 7 du festival Grindhouse Paradise 2026 vous sera révélée le jeudi 19 mars au cinéma American Cosmograph de Toulouse à l’occasion d’une soirée spéciale. Mais comme on n’est pas particulièrement doué·es pour garder les secrets (on a surtout envie de commencer notre teasing de l’enfer ouais), on vous partage aujourd’hui les premiers films !
Quatre films, quatre missiles, grâce auxquels on fait un grand écart à la JCVD : du super-héros nouvelle génération méchamment culte, du thriller sensoriel mystérieusement perturbant, de l’horreur slow-burn à la beauté sidérante et un dramédie qui réchauffe les cœurs comme peu de films savent encore le faire.
On se voit le 19 mars pour la suite (et fin) de l’annonce des réjouissances cinématographique du festival Grindhouse Paradise 7.

THE TOXIC AVENGER
États-Unis, 2023, 1h41
Concierge mutant réalisé par Macon Blair
Distribué par Legendary Entertainment
Winston Gooze, agent d’entretien malmené par la vie, récure la crasse d’une usine pharmaceutique pour gagner sa vie. Lorsqu’un accident industriel le plonge dans une cuve de déchets toxiques, il renaît en monstre mutant baptisé Toxic Avenger. Désormais doté d’une force surhumaine, et armé d’une serpillère, il entreprend de nettoyer Tromaville de ses patrons véreux et autres politiciens corrompus. Au sens littéral du terme.
Après l’excellent I Don’t Feel at Home in This World Anymore, Macon Blair passe à nouveau derrière la caméra pour une entreprise hautement réjouissante : donner une seconde jeunesse au super-héros ultra-culte de la célèbre Troma. Fidèle à l’humour noir et au gore excessif de son illustre aîné, cette cuvée 2025 de THE TOXIC AVENGER réussit son pari : offrir la virée jubilatoire et outrancière que tout·e amateur·ice de séances de minuit déjantées est en droit de réclamer !

HONEY BUNCH
Canada/Finlande, 2025
Mystery Core écrit et réalisé par Dusty Mancinelli et Madeleine Sims-Fewer
Distribué par the Festival Agency
Lorsqu’elle se réveille de son coma, Diane n’a que des souvenirs partiels de sa vie passée. Son mari, Homer, l’emmène dans un centre de soin isolé où des traitements avant-gardistes doivent l’aider à panser son traumatisme. À mesure que les séances progressent, Diane commence à avoir des visions troublantes… et à douter des motivations de l’homme qui prétend l’aimer.
Dusty Mancinelli et Madeleine Sims-Fewer s’emparent à nouveau du genre horrifique pour poser un regard intime sur la violence et les traumatismes qu’elle engendre. Porté par une direction artistique à la beauté anachronique, un scénario moralement inconfortable et l’interprétation sans faille de son casting, HONEY BUNCH est une hypnotique plongée dans la psyché troublée de son héroïne (Grace Glowicki, incroyable). Un banger aussi beau que perturbant, qui inscrit le duo canadien entre Brandon Cronenberg et Jennifer Kent dans la liste des cinéastes contemporains les plus passionnant·es.

FORTE
Corée du Sud, 2025, 1h27
Horreur lyrique écrite et réalisée par Kimbo Kim
Distribué par Reel Suspects
Yeonji, une compositrice inexpérimentée, décroche son premier travail au sein du prestigieux studio d’enregistrement Forte. Face aux comportements étranges de ses collègues et à l’atmosphère sinistre de ce studio isolé dans la forêt, le travail de ses rêves se transforme peu à peu en cauchemar.
Il ne faudra que quelques plans pour que vous soyez happé·es par l’atmosphère troublante de FORTE, petite pépite d’horreur slow-burn en provenance de Corée du Sud. Sous couvert d’une critique de la toxicité des industries créatives, le réalisateur Kimbo Kim propose une expérience cryptique et viscérale, grâce à des compositions de plan d’une beauté sidérante et à l’invocation d’une imagerie perturbante. Un premier film hautement intriguant qui signe les débuts d’un réalisateur à suivre.

THE LAST VIKING (Den sidste viking)
Danemark/Suède, 2025, 1h56
Polar à personnalité multiple écrit et réalisé par Anders Thomas Jensen
Distribué par Motel
Après 15 ans passés en prison pour un braquage qui a mal tourné, Anker est enfin libre ! Il part donc retrouver son frère Manfred, à qui il avait demandé de cacher le butin. Malheureusement, ce dernier, persuadé d’être John Lennon à cause d’un trouble dissociatif de l’identité, n’a aucun souvenir de l’endroit où il a planqué l’argent.
Polar haletant à la Tarantino ? Drame familial à la Anderson ? Comédie slapstick à la Keaton ? Impossible de caractériser précisément la dernière pépite d’Anders Thomas Jensen, THE LAST VIKING, tant elle aime déjouer les attentes et surprendre son public. Le réalisateur danois est clairement passé maître Jedi pour provoquer l’hilarité avec le tragique le plus absolu et, surtout, pour humaniser sa joyeuse bande de marginaux. Un conseil : ne ratez pas cette séance qui va vous réchauffer le cœur comme peu de films savent encore le faire.