15 Mar First wave 2025

La programmation complète du festival Grindhouse Paradise 2025 sera révélée le jeudi 20 mars au cinéma American Cosmograph de Toulouse à l’occasion d’une soirée spéciale.
Pour vous donner un avant-goût des maléfices cinématographiques qu’on a chiné pour vous aux quatre coins ud monde, nous vous proposons de découvrir aujourd’hui les 4 premiers films de la programmation !
Enjoy et see you le jeudi 20 mars pour découvrir le reste !
THE UGLY STEPSISTER
Norvège/Danemark/Roumanie/Pologne, 2025
Conte de fées horrifique écrit et réalisé par Emilie Blichfeldt
Film d’ouverture, Avant-première, film en compétition
Il était une fois Elvira, une adolescente maladroite qui ne rêvait que d’une chose : vivre un amour aussi pur que celui conté par la poésie romantique qu’elle affectionnait tant. Mais dans un royaume où seule la beauté ouvre les portes du bonheur, ses espoirs étaient cruellement brisés par la grâce insolente de sa demi-sœur Agnès. Lorsqu’un bal pour trouver une épouse au Prince Julian est annoncé, Rebekka, la mère d’Elvira, y voit une opportunité à ne pas rater. Pour mettre toutes les chances du côté de sa fille, elle l’entraine dans des opérations chirurgicales aussi hasardeuses que radicales.
Excédé·es des remakes live action que Disney vend avec la conviction d’un représentant en pâtée pour chien ? N’en dites pas plus, le Grindhouse Paradise a ce qu’il vous faut : THE UGLY STEPSISTER, une relecture outrageuse et brutale de l’histoire de Cendrillon. Pour son premier long métrage, Emilie Blichfeldt s’amuse à tourner en dérision les codes du conte de fées pour mieux dynamiter la phallocratie et les injonctions à la beauté. Un scénario intelligent que la réalisatrice emballe avec une esthétique hyperpop et des effets gores visuellement saisissants… soit une démarche qui n’est pas sans rappeler celle de Coralie Fargeat avec The Substance ! Mais une chose est sûre, THE UGLY STEPSISTER est une petite bombe taillée pour une séance d’ouverture de festival comme on les aime : fun & gore !
A DIFFERENT MAN
États-Unis, 2024
États-Unis, 2024
Avant-première
Edward est un acteur atteint de neurofibromatose, une maladie génétique qui se manifeste par une impressionnante malformation de son visage. Malgré son talent, sa carrière peine à décoller dans une industrie où le physique prime. Las, il décide de recourir à une procédure médicale expérimentale pour transformer son apparence et changer de vie. Mais alors que ses rêves de gloire sont sur le point de se concrétiser, il fait une rencontre pour le moins surprenante…
Produit par le fameux studio américain A24, fournisseur officiel de banger depuis 2012, A DIFFERENT MAN est une troublante métaphore horrifique qui redéfinit le sens du mot mindfuck. Le réalisateur Aaron Schimberg pose un script labyrinthique tout en mises en abyme vertigineuses, pour mener de passionnantes réflexions sur la difformité, l’identité ou encore l’obsession et la vanité. Un scénario à l’ironie mordante qui cale ses pas dans ceux d’Elephant Man de David Lynch ou Dans la peau de John Malkovich de Spike Jonze, et qui n’hésite pas, dans un élan provocateur, à questionner les choix même du réalisateur. Le tout est porté par les performances phénoménales d’Adam Pearson et de Sebastian Stan, aussi méconnaissable que perturbant. Bref, la place manque pour exprimer la fascination que suscite A DIFFERENT MAN.
CHAINSAWS WERE SINGING
Estonie, 2024
Hémoglobine en chanson réalisée par Sander Maran
Première française, en compétition
Maria vient de perdre son boulot, sa famille et son chien. Tom, transi de chagrin à cause d’une rupture, s’apprête à mettre fin à ses jours. Alors que tout espoir de bonheur semble hors de portée, leurs regards se croisent et le miracle opère : ils tombent amoureux. Alors qu’ils batifolent dans les champs de fleurs, rien ne semble pouvoir perturber leur idylle. Rien, si ce n’est un maniaque armé d’une tronçonneuse qui kidnappe Maria. N’écoutant que son courage, Tom se lance à la rescousse de sa bien-aimée sans se douter des obstacles qui l’attendent. À commencer par son incompétence totale en matière d’héroïsme.
Il y a quelqu’un, en Estonie, qui a consacré dix ans de sa vie à un projet fou : réaliser un film qui fait se croiser Massacre à la tronçonneuse, Les Misérables et les Monthy Python. Cette personne s’appelle Sander Maran. Et il a baptisé son œuvre CHAINSAWS WERE SINGING. Un titre dont la douce musicalité cache une explosive comédie musicale d’action gore (rien que ça !) qui déborde, derrière ses airs de série Z fauchée, autant d’hémoglobine que d’amour pour le cinéma d’exploitation. CHAINSAWS WERE SINGING est une attachante loufoquerie pour laquelle personne n’est vraiment prêt·e. Alors viens et… let’s play Chainsaws at the Grindhouse Paradise !
DEAD TALENTS SOCIETY
Taïwan, 2024
Influenceur spectral réalisé par John Hsu
Séance de clôture
En passant de vie à trépas, les humains entament une seconde existence en tant que fantômes. Mais cette existence spectrale dépend des souvenirs que les vivants conservent d’eux. Et c’est là que Rookie n’a pas vraiment de chance : un accident domestique réduit en cendres les dernières photographies attestant de son existence. Oubliée de tous·tes, la timide fantôme se retrouve alors devant un ultimatum : si, dans un délai d’un mois, elle ne parvient pas à terrifier un vivant avec une démonstration spectaculaire d’activité paranormale… elle disparaîtra à tout jamais dans le néant. Le compte à rebours est lancé !
John Hsu livre un film drôle mais également critique de nos sociétés modernes, gangrénées par les réseaux sociaux, la télé-réalité et la course à la reconnaissance. DEAD TALENTS SOCIETY s’aventure avec brio et originalité dans la comédie noire, l’horreur et l’action, porté par un humour généreux et communicatif dont la team Grindhouse Paradise raffole. Ce bijou de créativité prend le contrepied du lore exploré par Beetlejuice pour offrir une vision résolument moderne (et connectée) des fantômes, tout en évoquant leurs émotions, leurs joies et leurs peurs dans une explosion pop hilarante. DEAD TALENTS SOCIETY est un feel-good movie touchant et revigorant, qui clôturera en beauté cette sixième édition en vous laissant le cœur léger et les yeux remplis d’étoiles..